Bible et commerce (2)

Une absence d’étude encore plus risquée

Et pourtant nous allons prendre ce risque. Peut-être avec une certaine dose d’inconscience. Mais aussi en soulignant qu’il est tout aussi risqué,voire plus, de ne pas se pencher sur le sujet de la Bible et du commerce.

Depuis que l’homme ne se contente plus de ce qu’il peut produire tout seul, individuellement ou avec sa famille restreinte, et qu’il utilise l’argent comme moyen d’échange (et non plus seulement le troc), nous sommes tous engagés dans des transactions commerciales.

Nous allons tous dans des magasins pour acheter des produits ; beaucoup d’entre nous sont engagés professionnellement dans des activités qui sont plus ou moins directement liées au commerce.

La question n’est donc pas de savoir si le commerce va avoir une place dans notre vie, mais quelle place il va avoir. Refuser d’aborder le thème « Bible et commerce », c’est defacto faire du commerce un domaine dans lequel Dieu n’a pas son mot à dire.

Or l’Écriture est très claire: ce sont tous les domaines de notre vie qui doivent glorifier Dieu et être soumis à la seigneurie du Christ7……..y compris donc nos activités commerciales.

Les dangers ne sont pas imaginaires : au sein d’une société dont les valeurs ultimes sont souvent la consommation, le pouvoir d’achat, l’augmentation de la richesse, nous n’avons guère le choix : soit nous allons nous aligner sur les valeurs ambiantes, soit nous allons chercher à appliquer la Parole de Dieu à tous les domaines de notre vie.

Il serait illusoire de penser que l’on peut se contenter de rentrer dans le camp des contestataires (« altermondialistes ») sans en passer par un retour à l’Écriture.

On ne gagne pas grand-chose à échanger l’idole de l’argent contre l’idole de l’homme, centre et mesure de toutes choses.

Mettre le petit mot « et » entre le mot « Bible » et le mot « commerce », c’est refuser la séparation entre la sphère privée de la religion  et la sphère publique dans laquelle Dieu ne serait pas Seigneur.

C’est refuser le dualisme qui ne donne à Dieu qu’une partie de la réalité. Mais la considération décisive qui doit nous pousser à étudier le sujet de la Bible et du commerce,

c’est tout simplement que la Bible parle du commerce !

Et que si toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile, nous ne pouvons pas nous permettre de négliger une partie de son enseignement.

7 Voir 1 Corinthiens 10.31 ; Colossiens

http://selfrance.org/uploads/media/Bible_et_commerce.pdf