LE SALUT

« Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette ; et il lui dit : Suis-moi. Et se levant, il le suivit.
Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains* et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples ; ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples :
Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains* et les pécheurs ?
Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ceux qui sont en bonne santé n’ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal.
Mais allez et apprenez ce que c’est que : Je veux miséricorde et non pas sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
La Bible, évangile de Matthieu, chapitre 9, verset 10 à 13

*publicains ou péagers : Juifs percevant les impôts pour le compte de l’occupant romain, considérés comme trahissant leurs compatriotes, soupçonnés de malversations, méprisés et assimilés aux pécheurs notoires.

C’est une terrible chose qu’un homme ose croire qu’il est juste par lui-même, par ses œuvres, car alors il ne peut pas prétendre à posséder le Sauveur que Dieu a donné aux pé­cheurs; et de même le Sauveur ne peut avoir aucune part avec un tel homme pour lequel il n’est rien. En effet, comment cela se pourrait-il? Quel emploi un homme sur la terre ferme, ferait-il d’un bateau de sauvetage ?­ Comme donc un bateau de sauvetage n’est utile qu’à des gens qui se noient; de même en est-il du Sauveur. II n’est utile qu’à des pécheurs. Quand donc un homme prétend être juste, c’est comme s’il disait, qu’il n’a pas besoin d’ê­tre sauvé, il se met ainsi en dehors du salut; car le salut est pour des pécheurs et non pour des justes.

La seule qualification qu’il faille à un homme pour être sauvé, c’est qu’il soit pécheur; une seule chose lui donne droit au Sauveur, c’est le simple fait qu’il est un pécheur. Quand un homme refuse de prendre la place et le caractère de pécheur, il se dépouille lui-même de son seul titre à posséder le salut.

C’est donc une chose bénie pour un homme lorsqu’il se reconnaît lui-même comme un pécheur, car alors il peut regarder au SAUVEUR, et le réclamer comme son propre Sauveur; de son côté aussi Jésus peut regarder à un tel homme et le réclamer comme étant à lui.

Il est venu sur la terre pour sauver des pécheurs. ­Mais ici, lecteur, faites y attention; si vous prétendez vous justifier par vos œuvres, attendez-vous à être examiné par une justice qui n’admet aucun péché, aucune souillure de­vant Dieu; elle n’aura aucune miséricorde pour vous, si Jésus n’est pas votre Sauveur. Ce dont le Sauveur a be­soin, c’est d’un pécheur, et ce dont le pécheur a besoin, c’est d’un Sauveur. Qu’une pareille rencontre est bénie, en vé­rité! Le Sauveur se réjouit d’avoir trouvé un pécheur et le pécheur se réjouit d’avoir trouvé un Sauveur.

Cher lecteur, prenez ici votre place comme un pécheur, qui est entièrement mauvais – qui ne vaut rien du tout; alors vous pourrez regarder la face du Fils de Dieu, et lui dire:
Sauveur, tu es à moi, car je suis un pécheur; et tu es venu pour sauver des pécheurs. Prenez votre place com­me étant perdu; alors vous pourrez dire à Jésus:
« Je suis à toi, CAR tu es venu pour chercher et sauver ce qui était perdu ».

Article paru dans le Messager Evangélique de 1861  © www.eblc.ch

NB : le texte de la Bible est celui provenant du site : www.bibliquest.org

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Une réflexion sur “LE SALUT

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