La mémoire du juste est en bénédiction étant mort, il parle encore (suite)

LETTRE D’UN SOLDAT PROTESTANT

Nous « fêtons » en ce moment le centenaire de la guerre de 14/18. Au delà de nos opinions et de notre position concernant la guerre, chacun pouvant défendre sa vision au regard de sa compréhension des enseignements bibliques, il y a à travers les lettres de ce chrétien mort pour la France, des choses à apprendre pour nous aujourd’hui ! 

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Les tranchées, le 27 mars 1915

À Mlle P.V.

Chère Mademoiselle et sœur en Christ,

 C’est avec une grande joie que je viens causer un moment avec vous. Encore une fois je puis parler de Lui avec une de celles qui l’aiment, parler de Celui qui s’est livré lui-même pour vous, pour moi.

 Merci beaucoup de vous souvenir de moi ; pour ma part, je suis heureux de pouvoir vous présenter à Jésus, vous, sœur tant aimée de mon Seigneur, mais qui êtes aussi éprouvée depuis si longtemps par la maladie et par la souffrance.

 En pensant à vous, comme jadis Marthe et Marie, aujourd’hui, je lui dis aussi : «Seigneur, celle que tu aimes est malade». Je le lui dis, car Jésus, l’homme de douleurs, qui allait de lieu en lieu faisant du bien, est le même Jésus, glorifié, sur le trône de Dieu. — Vous êtes, chère sœur, la malade qu’il aime, et à moi, il a dit aussi : «Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu».

 Vous me dites de demander à Dieu que vous soyez prête à partir comme je le suis, moi ; mais en lui demandant que vous soyez prête, je ne lui dirai pas : «comme moi je le suis»… Vous oubliez un peu, je le crains, que je l’ai, moi aussi, cette chair de péché qu’il faut mortifier ; je m’aperçois que «mon âme est attachée à la poussière» et j’en ai des attaches !… mais je lui ai demandé de les couper et «de me faire vivre selon sa parole» (Ps. 119:25). Ainsi donc, demandons-lui de nous donner d’être prêts, comme Il le veut, n’est-ce pas ?

 Ma santé est bonne, vous, vous n’avez pas ce privilège. Je ne ressens aucune souffrance, et vous, beaucoup. Mais Lui sait donner à chacun selon les besoins de sa position. Ses ressources ne sont pas limitées ; elles sont inépuisables, et toujours au-delà du besoin chez les siens. Ézéchiel 34:15, 16 renferme une grande bénédiction : «… et la malade, je la fortifierai». Et, n’est-ce pas, quevous avez ses visites ?… Au-dessous de nous sont les bras éternels ! Quelle sécurité ! ses bras ne se retireront que lorsqu’Il nous aura déposés… «à la maison» (Luc 15:5, 6), dans le rassasiement de joie de sa face.

 Au revoir donc, près de Jésus ; c’est le seul rendez-vous certain ; c’est celui que je vous donne. Votre jeune frère,

 J. D.

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