NOYON LES PROTESTANTS CHERCHENT PLUS GRAND

Le Courrier Picard, dans son édition du 4 août 2016, a consacré un article à la Communauté Protestante de Noyon.

Vous trouverez, ci-après, les extraits principaux de ce dernier.

Pour consulter l’intégralité de l’article, merci de cliquer sur le lien suivant:

http://www.courrier-picard.fr/region/noyon-les-protestants-cherchent-plus-grand-ia192b0n826086

NB1: la photo date du 1er culte de la CPN le 23 septembre 2012 !

NB2: La CPN est actuellement en vacances !
Reprise des cultes le dimanche 4 septembre 2016
à 10h30 au Cinéma Paradisio

NOYON Les protestants cherchent plus grand

PUBLIÉ LE 04/08/2016

Stéphane Le Barber

La salle 2 du cinéma sera bientôt trop exiguë pour les fidèles du culte protestant créé en 2012, de plus en plus nombreux. La jeune communauté veut acquérir un local.


Le pasteur Daniel Kuehl célèbre le culte protestant pour une communauté qui dépasse désormais les 100 membres.

L e cinéma nous convient pour l’instant, mais il faudra aller ailleurs si l’on veut continuer à grandir…  » Le pasteur Daniel Kuehl s’y attend : les 135 fauteuils rouges de la salle 2 du Paradisio ne vont bientôt plus suffire à accueillir la jeune Communauté protestante de Noyon (CPN). C’est en effet là, face au grand écran, que l’association auprès de l’entreprise ce local appartenant à la commune, depuis mars 2014, afin de célébrer le culte du dimanche matin. Seulement voilà : de 54 fidèles au début, en 2012, à l’époque dans un salon de l’hôtel Saint-Éloi, la communauté est vite passée à plus d’une centaine. Et Daniel Kuehl espère de nouvelles venues : pas moins de 17 000 tracts présentant l’association ont été distribués dans les boîtes aux lettres de près de 60 communes du Noyonnais et des environs de Roye, fin mai.

« Nos jours sont comptés au Paradisio »

Du coup, le pasteur américain a entamé la recherche, en ville, d’une salle à vendre. Sans donner suite aux premières opportunités rencontrées : les bâtiments de l’ancienne discothèque L’Athéna et de l’ex-miroiterie. «  Ce sont plutôt des hangars, dont l’achat aurait impliqué beaucoup de travaux, confie cet habitant des abords du Chevalet. Nous avons plutôt besoin d’une salle à même d’accueillir 150 personnes, avec des pièces annexes  ». Mais sur quels moyens financiers compte-il ? «  L’acquisition serait faite par la Communauté protestante, avec le soutien de l’Alliance des églises évangéliques interdépendantes, qui regroupe 40 Églises en France dont la nôtre  ».

Les matinées dominicales poussent jusque-là Daniel Kuehl et plusieurs laïcs à avoir recours au système D, derrière la porte du cinéma du boulevard Ernest-Noël : outre le culte, les classes de catéchèse ont, elles, lieu dans l’espace de réception du Paradisio, derrière des cloisons amovibles destinées à répartir en quatre catégories d’âge la cinquantaine d’enfants réunie. «  Ils étaient 30 à 35 voilà encore deux ans, mais d’autres familles se sont jointes à nous, précise le pasteur. Et au fond, il y a la garderie. » Impossible pour la communauté, dans ces conditions, d’accueillir les baptêmes dont la fréquence augmente malgré tout : en avril dernier, trois ont été « délocalisés » à l’église baptiste de Chauny, de même que six autres l’an passé. «  Même si ça nous dépanne, nos jours sont comptés au Paradisio, glisse le sexagénaire, qui avait déjà fondé le culte évangélique de Senlis voilà 23 ans. Des personnes sont intéressées pour venir nous rencontrer le dimanche matin, mais en nous voyant dans une salle d’hôtel ou de cinéma, elles peuvent être amenées à se dire que notre Église n’est pas créée à 100 % ». Les besoins existent pourtant, estime-t-il : «  Les gens se sentent démunis sur le plan spirituel. Tout le monde sent l’importance d’avoir, ici, une ville multi-confessionnelle  ».