Recherche

les parchoniers Blog

Partager la Bible et vivre ses enseignements à Noyon et dans le Noyonnais

Tag

témoignage

Lettre d’un soldat protestant 1914/1918

Logo centenaireJohn Bunyan et la douce et parfaite paix de Dieu

Nous « fêtons » en ce moment le centenaire de la guerre de 14/18. Au delà de nos opinions et de notre position concernant la guerre, chacun pouvant défendre sa vision au regard de sa compréhension des enseignements bibliques, il y a à travers les lettres de ce chrétien mort pour la France, des choses à apprendre pour nous aujourd’hui .

Le 10 mai 1915

« La journée d’hier fut bonne ; nous étions au repos, un repos relatif toutefois. L’après-midi et le soir, plusieurs amis et moi, nous avons pu nous rassembler pour lire quelques versets de cette parole, de laquelle il est écrit : «L’entrée de tes Paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples» (Ps. 119:130). Ah, que je suis heureux d’avoir ma Bible ! C’est ma meilleure compagnie, chère Bible ! Elle en a déjà bien vu ! Lors de ma blessure, elle me fut merveilleusement conservée. Dans ma dernière carte, je te disais n’être pas bien. J’ai passé, en effet, quelques jours un peu pénibles. Je ne mangeais pas, et le peu que je prenais, je le rejetais et souffrais assez, et avec tout cela il nous fallait fournir des marches assez longues. Nous devions nous arrêter six jours à Montzéville, mais le troisième jour nous partions déjà. Quoiqu’exempté de porter le sac, j’eus assez de peine d’arriver. Malgré cela, le même jour je dus repartir en autobus pour le village où le bataillon devait arriver le lendemain. Maintenant nous sommes dans ce village, au repos, en attendant la concentration des troupes. Selon toute probabilité, le corps d’armée en entier change de secteur ; mais aucun de nous ne sait où nous allons. Il se peut donc que mes lettres subissent du retard. Il ne faut pas t’en étonner, aussi longtemps que nous ferons des mouvements.

 Par la grâce de notre Dieu, je suis en pleine paix et bienheureux. Un moment, craignant que j’eusse à me servir de mes armes, j’en fus très exercé. À aucun prix, dut-il m’en coûter la vie, je ne le ferai. C’est pourquoi je ne cesse de crier à mon Dieu, de me préserver d’en venir là. Et si sa volonté était de pousser l’épreuve de ma foi jusqu’à ce point, qu’il me fasse la grâce de ne pas défendre ma personne, puis «être avec Christ est de beaucoup meilleur». Pardonne-moi de t’écrire des choses si tristes. J’ai tort ; mais si je ne te revoyais pas, crois fermement, chère tante, que je ne me serai pas rendu meurtrier pour me défendre. C’est ce que je demande instamment à mon Dieu, la grâce de ne pas me servir de mes armes ; et si je devais arriver à l’affreux corps à corps, d’avoir de Lui la force morale de me laisser transpercer. Il me délivrera, et Il sait de quelle manière. »

Pour acheter le livre:

http://www.labonnesemence.com/index.php/themes-bibliques/temoignages-biographies/lettres-de-joel-delarbre-detail

 Pour lire le livre en ligne;

http://www.bibliquest.org/Auteurs_divers/JoelDelarbre-Lettres.htm

Publicités

La mémoire du juste est en bénédiction étant mort, il parle encore (suite)

LETTRE D’UN SOLDAT PROTESTANT

Nous « fêtons » en ce moment le centenaire de la guerre de 14/18. Au delà de nos opinions et de notre position concernant la guerre, chacun pouvant défendre sa vision au regard de sa compréhension des enseignements bibliques, il y a à travers les lettres de ce chrétien mort pour la France, des choses à apprendre pour nous aujourd’hui ! 

Logo centenaire

Les tranchées, le 27 mars 1915

À Mlle P.V.

Chère Mademoiselle et sœur en Christ,

 C’est avec une grande joie que je viens causer un moment avec vous. Encore une fois je puis parler de Lui avec une de celles qui l’aiment, parler de Celui qui s’est livré lui-même pour vous, pour moi.

 Merci beaucoup de vous souvenir de moi ; pour ma part, je suis heureux de pouvoir vous présenter à Jésus, vous, sœur tant aimée de mon Seigneur, mais qui êtes aussi éprouvée depuis si longtemps par la maladie et par la souffrance.

 En pensant à vous, comme jadis Marthe et Marie, aujourd’hui, je lui dis aussi : «Seigneur, celle que tu aimes est malade». Je le lui dis, car Jésus, l’homme de douleurs, qui allait de lieu en lieu faisant du bien, est le même Jésus, glorifié, sur le trône de Dieu. — Vous êtes, chère sœur, la malade qu’il aime, et à moi, il a dit aussi : «Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu».

 Vous me dites de demander à Dieu que vous soyez prête à partir comme je le suis, moi ; mais en lui demandant que vous soyez prête, je ne lui dirai pas : «comme moi je le suis»… Vous oubliez un peu, je le crains, que je l’ai, moi aussi, cette chair de péché qu’il faut mortifier ; je m’aperçois que «mon âme est attachée à la poussière» et j’en ai des attaches !… mais je lui ai demandé de les couper et «de me faire vivre selon sa parole» (Ps. 119:25). Ainsi donc, demandons-lui de nous donner d’être prêts, comme Il le veut, n’est-ce pas ?

 Ma santé est bonne, vous, vous n’avez pas ce privilège. Je ne ressens aucune souffrance, et vous, beaucoup. Mais Lui sait donner à chacun selon les besoins de sa position. Ses ressources ne sont pas limitées ; elles sont inépuisables, et toujours au-delà du besoin chez les siens. Ézéchiel 34:15, 16 renferme une grande bénédiction : «… et la malade, je la fortifierai». Et, n’est-ce pas, quevous avez ses visites ?… Au-dessous de nous sont les bras éternels ! Quelle sécurité ! ses bras ne se retireront que lorsqu’Il nous aura déposés… «à la maison» (Luc 15:5, 6), dans le rassasiement de joie de sa face.

 Au revoir donc, près de Jésus ; c’est le seul rendez-vous certain ; c’est celui que je vous donne. Votre jeune frère,

 J. D.

Pour acheter le livre:

http://www.labonnesemence.com/index.php/themes-bibliques/temoignages-biographies/lettres-de-joel-delarbre-detail

 Pour lire le livre en ligne;

http://www.bibliquest.org/Auteurs_divers/JoelDelarbre-Lettres.htm

La mémoire du juste est en bénédiction étant mort, il parle encore

                                               

LETTRES D’UN SOLDAT PROTESTANT

Nous « fêtons » en ce moment le centenaire de la guerre de 14/18. Au delà de nos opinions et de notre position concernant la guerre, chacun pouvant défendre sa vision au regard de sa compréhension des enseignements bibliques, il y a à travers les lettres de ce chrétien mort pour la France, des choses à apprendre pour nous aujourd’hui ! Alors bonne lecture.

**********

Dans une lettre écrite aux chers parents Delarbre au sujet de la mort de leur fils, un frère s’exprime comme suit : «… Le Seigneur avait remarquablement formé Joël pour traverser les circonstances extra-pénibles de la guerre actuelle. Par elles, il le prépara admirablement pour le ciel. Ses lettres montrent qu’il envisageait les choses sous leur vrai jour, et cela par la grâce de Dieu agissant dans son cœur. Pour tous ceux qui en auront connaissance, elles seront d’un grand réconfort, pleines de fraîcheur spirituelle, de touchante simplicité, de consolations puisées à la source même et réellement édifiantes. En les lisant, il semble qu’on l’entende : c’est bien lui !

**********

LETTRE DU 16 NOVEMBRE 1914

Privas, le 16 novembre 1914

 « Tu as bien des peines, chère petite tante ! C’est ce que je savais lorsque tu es partie. Tout ne va pas comme tu le désirerais.

Il en est souvent ainsi, même dans les choses qui nous semblent être selon la volonté du Seigneur. Tu aimerais voir tes efforts couronnés d’un succès immédiat.

Prends patience, c’est plus tard que les fruits de ce que nous faisons nous apparaîtrons ; aujourd’hui, la grande affaire pour nous, c’est de travailler, de semer, et, dit la Parole : «Après beaucoup de jours, tu le retrouveras».

Quant à moi, je t’assure que je me réjouis déjà à ton sujet, car par toi l’évangile est annoncé à plusieurs blessés, à côté des soins que tu prends à adoucir leurs maux. Ainsi, quant aux résultats, attendons.

Le Seigneur Jésus, notre divin Modèle, n’attend-il pas encore pour la manifestation des fruits portés par son obéissance jusqu’à la mort et la mort sur la croix ? Et même si tu ne devais voir aucun fruit ici-bas de ton travail, sais-tu que ta joie sera plus grande encore au jour où le Seigneur, dans sa gloire, les manifestera aux yeux de ses saints et des myriades de myriades de ses anges ?

Une chose qui pourrait se produire maintenant n’aura pas lieu alors, que nous nous enorgueillissions de voir nos efforts, nos luttes, nos peines, nos prières, couronnés de succès. Raconte-moi encore tes peines, car c’est un motif de plus pour parler de toi au Seigneur. »

Vous pouvez vous procurer ce livre auprès de l’éditeur « la Bonne semence »

http://www.labonnesemence.com/index.php/themes-bibliques/temoignages-biographies/lettres-de-joel-delarbre-detail

 

Pour consulter le texte en ligne: http://www.bibliquest.org/Auteurs_divers/JoelDelarbre-Lettres.htm

 

TEMOIGNAGE DE FERNAND LEGRAND 4/4

Tâtonnements

Rien ne me satisfaisait plus vraiment ? Eh bien, je suis allé au cercle paroissial où l’on venait justement de m’inviter. On m’y a bien accueilli. Sur les murs du local on pouvait lire: « Ici, on joue et on prie ». En vérité, on jouait mais on ne priait pas. Le Vicaire qui dirigeait le mouvement était jeune et bourré de problèmes. Comment aurait-il pu me donner une solution que lui-même n’avait pas trouvée?

A la même époque je me suis mis à fréquenter à nouveau les protestants chez qui je m’étais bien juré de ne plus jamais remettre les pieds. J’assistais aux réunions (pas à toutes!) pour apaiser ma conscience. J’étais tiraillé, déchiré entre le monde et le Christ, et toujours c’était le monde qui l’emportait. Pendant mes insomnies, dans ces moments où l’éternité s’approchait si près de mes pensées, je me révoltais encore et j’accusais le père Adam.— C’est de sa faute à lui ! S’il n’avait pas fait des bêtises, je ne serais pas dans l’état où je suis et devant la nécessité de me convertir ou de péri !
Un verset de la Bible avait le don de m’irriter et de me mettre les nerfs à fleur de peau:  » Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux… «  — Mais c’est ce que je fais ! me disais-je — Misère ! Pourquoi le verset ne s’arrête-il pas là ? Pourquoi faut-il que la suite affirme: « …mais sache que pour toutes ces choses, Dieu t’appellera en jugement » (Ecc. 12.1-3).

Ce que je ne savais pas encore, c’est que derrière tout ce travail d’âme il y avait les prières inlassables de ma mère.

A cette époque je me suis mis un peu à la boisson; occasionnellement tout d’abord. Sans jamais être un boit sans soif, ni rouler dans le ruisseau, il m’est arrivé de rentrer ivre. Je dégringolais de plus en plus, sur une pente que j’essayais en vain de remonter. Des passions nouvelles s’ajoutaient aux anciennes et me liaient toujours plus. J’essayais de donner le change en fréquentant les cultes jusqu’au jour où la vérité m’a sauté aux yeux, terrible, implacable: « Si tu mourrais aujourd’hui, où passerais-tu l’éternité? »
Je me suis rendu compte que la religion n’avait rien fait pour moi ; elle ne m’avait rien apporté. J’étais resté le même homme, et sous le couvert de la religion je commettais des péchés plus grossiers qu’avant (Rom. 7.18-19). J’essayais bien de faire un beau geste de temps à autre, comme pour me prouver à moi-même que j’étais encore quelqu’un. Mais, derrière cette fanfaronnade, la faillite morale était totale. Je n’avais pas encore touché le fond, mais cela ne pouvait tarder.

J’ai alors tenté de prendre les chrétiens à partie ; je mettais leurs défauts sous la loupe et les grossissais à plaisir. Je blâmais leur étroitesse, je me moquais de leur peu d’envergure, de la pauvreté de leur prose et je me gargarisais de leur manque d’envol littéraire.
J’argumentais sur la religion. Je voulais en rabaisser les exigences, l’amoindrir à mes dimensions personnelles, afin qu’elle ne soit plus gênante. Mais toutes ces discussions n’arrangeaient rien à ma vie. Je restais sans force devant la tentation.

Le bout du rouleau

Un soir, je suis rentré à la maison dans un triste état. C’était un dimanche. L’après-midi s’était passé à jouer aux cartes dans un estaminet. La mort dans l’âme, je voyais les aiguilles courir sur le cadran et dépasser l’heure où, normalement, je me rendais à la « réunion ».
Toute la soirée s’était passée à la foire, au dancing et au cabaret. Je m’étais laissé entraîner à boire et j’étais descendu, malade de cœur, dans ces coins où les caïds du coin réglaient leurs comptes en jouant du couteau.

C’est aux petites heures que j’ai pris le chemin du retour tenant toute la largeur de la rue, titubant d’un trottoir à l’autre… Pourtant mes pensées, cette nuit-là, étaient d’une rare lucidité. J’éprouvais la nausée de moi-même. Je me suis pris en dégoût. Un animal, me disais-je, ne descendrait pas si bas. J’ai senti que j’avais trahi la dignité d’homme que j’avais reçue de Dieu. C’est cette nuit-là que j’ai touché le fond. Ce devait être aussi la dernière fois. J’ai désespéré de ne jamais pouvoir m’en sortir tout seul. J’ai su à cette heure-là qu’à moins d’une intervention de Dieu dans ma vie, tout était perdu pour moi.

A la suite de ces expériences, avec mon inséparable ami Paul, à qui j’avais glissé quelques mots sur l’évangile, on s’est retrouvé tous les deux le dimanche suivant sur les bancs d’une église évangélique de la grande ville la plus proche.
Mais avant d’y entrer, on était encore passé au bistrot, et on s’était fait un malin plaisir de raconter des balivernes au tenancier. Incorrigibles!

Alors que nous étions timidement assis sur le dernier banc, en attendant le début du culte, un jeune homme de notre âge a quitté sa place, nous a prié de nous avancer, s’offrant à nous tenir compagnie. Habitué à fréquenter des lieux où l’on ne s’occupe de personne, mon ami Paul, épaté, m’a dit: « Ces gens-là sont chics ! ».
Et ce jour-là, pour la première fois, on a écouté, avec l’intention de comprendre ce qui se disait.

Après la rencontre, un ancien de l’Eglise nous a invités à passer chez lui. Jamais, sans doute, cet homme ne fut bombardé d’autant de questions. A brûle-pourpoint, je me souviens lui avoir dit:

– Je constate que vous, les chrétiens, vous aimez Dieu; mais moi je ne l’aime pas, je n’éprouve rien pour Lui. Si donc il me faut l’aimer pour être sauvé, je ne le serai jamais.
Le vieil homme ne fut pas désarçonné par la question. Il ouvrit paisiblement sa Bible dans la première Epître de Jean et me mit un verset sous le nez qu’il me demanda de lire: « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est Dieu qui nous a aimés le premier et a envoyé son Fils » (1Jn. 4.10).

– Vous n’aimez pas Dieu, me dit-il, je le sais, mais Dieu vous aime!

J’ai reçu le choc en pleine poitrine. Jamais je n’avais vu la chose sous cet angle-là. C’était Dieu qui m’aimait, moi, un misérable transgresseur. J’ai commencé à voir que j’avais mis la charrue devant les bœufs. Ce qui comptait, ce n’était pas ce que moi, je pouvais faire pour Dieu, mais au contraire ce que Dieu avait fait pour moi. J’avais inversé les rôles. Voilà pourquoi mes efforts n’aboutissaient à rien. Mon salut, je l’avais ramené à moi-même. Jusque dans la recherche du salut, partout et toujours, ça avait été moi, moi, moi et rien que moi. Et voici que je découvrais maintenant que c’était Dieu et rien que Dieu.

Je suis parti ce soir-là avec cette pensée: « Eh bien, si c’est Dieu qui sauve, sauvé je serai ! ».

Dénouement

Au soir d’une belle journée de juin, je suis monté dans ma chambre en proie à un grand trouble intérieur. J’aurais voulu prier ce Dieu que je ne connaissais pas encore, que je redoutais et recherchais tout à la fois. J’aurais voulu ployer les genoux et prier, mais je ne l’avais jamais fait vraiment. Une bouffée d’orgueil m’empêchait de me courber. Je ne m’étais jamais courbé devant personne—du moins le croyais-je. C’est trop lâche, non! Je ne voulais pas être un hypocrite: demander le pardon aujourd’hui et recommencer demain la même vie de patachon, non! Je savais que je n’aurais pas la force de rompre avec un genre de vie que Dieu désapprouvait.

Très agité, je suis allé vers la fenêtre et j’ai regardé le ciel. Le soleil, tel une énorme boule rouge, se couchait à l’horizon. Je désirais prier, mais je ne le pouvais pas. Plusieurs fois j’ai fait le va et vient du lit à la fenêtre, en proie à un combat intérieur intense.

Et tout d’un coup, la crise a éclaté et s’est dénouée. Je suis tombé sur mes genoux, j’ai éclaté en sanglots et j’ai balbutié : « O Dieu, je suis perdu, sauve-moi! » Combien de temps suis-je resté là, prostré et prosterné? Je ne saurais le dire. Mais quand je me suis relevé, j’étais devenu un autre homme.

Ce jour-là et à cette heure, je suis mort à mon ancien genre de vie. Le jeune homme qui est redescendu de sa chambre, on n’allait plus le reconnaître, car j’étais devenu, selon ce que la Bible en dit: «  une nouvelle créature en Jésus-Christ; les choses anciennes étaient passées et toutes choses devenaient nouvelles «  (2 Cor. 5-17). En un instant, toute ma vie de péché, de révolte, de mondanité, s’est radicalement terminée. La transformation a été complète, jusqu’à mon vocabulaire qui s’en trouva modifié, épuré des propos malsains communément appelés gauloiseries. On ne m’a plus jamais revu dans aucun de ces lieux de plaisir et d’égarement.
Désormais, l’homme qui avait lutté contre le Christ allait vivre pour Lui. Et, O surprise, véritable cerise sur le gâteau, en même temps, presque le même jour mon ami Paul basculait lui aussi dans les bras du Seigneur. Notre conversion, non pas à une religion mais à Jésus-Christ, fut radicale tant pour l’un que pour l’autre et notre vie ne s’est pas arrêtée là. Au contraire, elle n’a fait que commencer. Un formidable champ d’action s’est ouvert devant nous. Nous en avions des choses à apprendre car nous ne connaissions rien ou si peu!

La Bible est devenue le Livre de ma vie; Jésus-Christ mon Sauveur et mon Seigneur. J’ai rencontré de l’opposition un peu partout. On m’a dit que mon expérience ne tiendrait pas, que ce n’était qu’une crise passagère. Eh bien, non, ça a tenu, cela fait plus de 50 ans que ça tient car c’est Jésus qui me tient dans sa main (Jean 10.28).
Les années ayant passé, je suis maintenant un retraité non pratiquant!

Je continue à servir le bon Maître qui m’a sauvé d’une si grande perdition par un si grand sacrifice.

Je suis engagé comme volontaire, mais dans une autre armée et pour un autre combat. Pour toute arme, j’ai la prière et la Parole de Dieu. Je m’en sers comme d’une épée que je lance dans les consciences, les compromis, les péchés et les traditions poussiéreuses. Et elle fait son travail. Je ne suis pas théoricien pour deux sous, je sais de quoi je parle car je parle d’expérience. Ma prédication, c’est du vécu. Ma seule éloquence c’est de croire chaque mot que je dis.

Et surtout, j’ai des certitudes à proclamer. Bible en main, j’affirme que l’on peut avoir l’assurance du salut, car je n’imagine pas que Dieu ait donné un Sauveur qui ne sauve pas ou qui ne sauverait qu’à demi. (1Jn 5.13).

Je parle d’un salut que le Christ fait tout entier, qu’il paie tout entier et qu’il donne tout entier. Je crois, avec tous les écrivains sacrés, que seules la repentance envers Dieu et la foi au sang de Jésus- Christ qui purifie de tout péché, peuvent tirer un homme de sa perdition. (Actes 20.21).

J’insiste beaucoup sur le fait que l’homme ayant été créé libre, doit choisir pour lui-même et faire de ce salut une affaire personnelle.

Je crois, et je le dis bien haut, que ce salut, bien qu’éternel, commence dès cette vie et implique un changement radical de conduite et de caractère. (Actes 26.20).
Avec ma Bible, je continue à parcourir les routes de France, de Belgique, de Romandie et, dans une moindre mesure, les pays francophones d’outremer. Ma parole est parfois hésitante et heurtée ; j’ai gardé l’oreille des jeunes parce que je veille à ce que mon vocabulaire ne soit pas rétro. Ma tignasse a viré de couleur, elle est moins flamboyante et moins fournie qu’autrefois. A l’exemple de l’apôtre Paul, je dis : «  Je sais qu’en moi il n’y a rien de bon « . Comme lui, ma vie, je la tire de mon Sauveur bien aimé. (Rom. 5.18 et Gal 2.20). Je crois que de tous les pécheurs je suis, avec saint Paul, le premier ex aequo. (1 Tim.1.15).

Si donc un jour je passe dans votre ville, vous me reconnaîtrez facilement à ma taille; je ne m’appelle pas Legrand pour rien! Venez me serrer la main. Je comprendrai vos luttes,

je suis passé par-là !

Fernand Legrand

RETROUVER TOUT CE QUI CONCERNE FERNAND LEGRAND
SUR LE SITE INFO-BIBLE

http://www.info-bible.org/legrand/index.htm

Le Marché aux Fruits Rouges et le Pardon de Jésus

Chaque année, à la même période, se déroule à Noyon, le marché aux fruits rouges. Une image tiré des beaux jardins de notre ville ( voir photo prise l’année dernière ), m’a fait pensé au sang de Jésus qui a coulé pour le pardon de mes péchés, de vos péchés…..

La méditation qui suit va nous expliquer, à travers le témoignage d’un chrétien, comment il est bon de se rappeler ce fait extraordinaire, aussi bien pour ceux qui connaissent Jésus, que pour ceux qui le cherche !


TEL QUE JE SUIS … JE VIENS
« Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur
et il sait tout. »

1 Lettre de Jean chapitre 3 verset 20

Christian discute avec un homme qui sort de prison. Ce dernier lui dit:

-Toi. bien sûr, tu n’as jamais rien fait de grave, mais moi, comment veux-tu que Dieu m’accepte, avec tout ce que j’ai fait? Non, le salut n’est pas pour quelqu’un comme moi. Je ne peux pas aller vers Dieu. 

-Mais Dieu t’aime et te connaît entièrement, lui répond Christian. Jésus dit qu’il est venu pour chercher des pécheurs, pas des justes. Son salut est gratuit; il l’offre à tous. Viens à lui comme tu es, avec tous tes péchés et le sentiment que tu as de ne pas pouvoir t’approcher de lui.

Et Christian lui cite les paroles du cantique bien connu:

Tel que je suis, sans rien à moi,
Sinon ton sang, versé pour moi,
Et ta voix qui m’appelle à toi,
Agneau de Dieu, je viens.

Quelques heures plus tard, Christian rentre chez lui. En chemin, son regard est attiré par une publicité suggestive sur laquelle il laisse flotter ses pensées. A la maison, l’atmosphère est électrique. Le ton monte vite, des paroles peu aimables sont échangées, la bouderie s’installe. Le soir venu, c’est l’heure de la réunion de prières de l’assemblée locale. Mais, se dit Christian, suis-je en état de me présenter devant Dieu, de le remercier pour tous ses dons ou d’intercéder pour d’autres? Comment le Seigneur pourrait-il répondre à de telles prières? Non, il vaudrait mieux que je reste ce soir à la maison. Et pour sa lecture personnelle, Christian attend aussi d’être dans de meilleures dispositions.

Soudain le cantique cité auparavant lui revient en mémoire: « Tel que je suis… je viens ». Oui, c’est comme il est qu’il doit venir à Dieu, sans attendre, avec ses mauvaises pensées, son énervement, son impression d’échec. Il a besoin de la même grâce que celle qu’il a présentée à l’ancien prisonnier.

Dieu, qui accueille sans condition tout pécheur, ouvre de la même manière son cœur à tout croyant, où qu’il soit, quoi qu’il ait fait. Pourquoi attendre avant de s’approcher du Seigneur, alors qu’il « sait tout »? Mais c’est plus facile de le dire à un incrédule que de le vivre quand on est croyant.

Christian se met à genoux et reprend à son compte la prière de David:

« Éternel! tu m’as connu. Sonde-moi, ô Dieu! et connais mon coeur…

et conduis-moi dans la voie éternelle » 

Psaume 139 v.1, 23

Calendrier « Plaire au Seigneur » : un commentaire biblique journalier.
http://www.evangile.ca/radio-bible/calendriers/plaire-seigneur/

Soirée -Témoignage

LIVRE DISPONIBLE AUX EDITIONS BLF EUROPE: 

FERNAND LEGRAND NOUS A QUITTES

Le 17 décembre 2010, Fernand LEGRAND est parti rejoindre son Sauveur et nous a quittés à l’âge de 83 ans. Il nous laisse, à travers ses nombreuses prédications, où à chaque mot nous pouvons voir son amour pour Dieu, un trésor à partager. Ces dernières continueront encore longtemps
à témoigner à travers le monde francophone de sa foi en Jésus-Christ.

Modestement, notre blog souhaite, comme d’autres, être un relais de ces messages puisés à la source de la Parole de Dieu, la Bible.

Lisons avec d’autant plus d’intérêt, la suite du témoignage de notre frère.

 

TEMOIGNAGE DE FERNAND LEGRAND 2/4

Révolte

Le petit Rouquin que j’étais grandissait et ne pouvait rester plus longtemps sous la tutelle maternelle. Je devais avoir onze ou douze ans quand j’ai fait une mini fugue le temps d’une demi-journée. De retour à la maison pendant la nuit, j’ai déclaré tout de go que je n’irais plus au culte. Cela fit un tollé d’envergure à la maison. Il y eut des menaces, mais j’ai tenu ferme avec l’aide de mon père qui s’était mis de mon côté.

Ma mère, la mort dans l’âme, me vit prendre le chemin large qui conduit à la perdition (Mat. 7.13-14). Quant à moi, mon opinion sur le chemin large était tout autre que celle de ma mère. C’était la seule voie qui pouvait me convenir et je n’allais pas m’en priver.
Un jour, je suis entré pour la première fois dans un cabaret et j’ai commandé un verre d’eau gazeuse que j’ai vidé bravement jusqu’au fond. Par la suite, bien que je ne sois jamais devenu un disciple du Capitaine Haddock, je me suis orienté vers des boissons moins inoffensives.

Le monde était à moi et moi au monde. Je courais les spectacles, je m’amusais comme un fou, et je rentrais à la maison le soir avec le cœur tout plein de vide. Quand les bruits et les lumières de la fête s’éteignaient, ma joie s’éteignait aussi et je me retrouvais tout seul avec moi-même.

Alors, la morsure du doute me faisait me poser des questions: Est-ce bien là le chemin du bonheur? Ça ne fait rien, me disais-je, la prochaine fois je mettrai les bouchées doubles et je serai heureux.

La Guerre

Je fais un petit retour en arrière, un flash-back comme on dit aujourd’hui, pour les besoins de la chronologie. La guerre arriva avec son inévitable cortège de misères, de souffrances et de privations. L’offensive allemande de mai 1940 me vit descendre dans le Midi avec des milliers d’autres réfugiés. Plus d’une fois, alors que les « pruneaux » tombaient, j’avais la chair de poule et la peur au ventre. Mais, le premier orage passé, je suis rentré dans le foyer que la guerre avait épargné et je me suis installé comme tant d’autres dans les privations des années d’occupation. Si je n’ai pas connu la disette, grâce à la débrouillardise de mes parents, j’ai vécu quand même des moments où la faim me tiraillait péniblement l’estomac. C’était l’époque où tout ce qu’on pouvait se mettre sous la dent était le bienvenu. Un jour j’ai mangé du chat. C’était un chat qui nous avait volé des côtelettes… Mais l’histoire serait trop longue à raconter. J’ai récupéré les côtelettes perdues en mangeant le chat.  » Œil pour œil « … côtelette pour côtelette! C’était, je vous l’assure, un fameux lapin que ce chat !
Quinze ans, c’est l’âge où les garçons grandissent vite. Je n’ai eu qu’un seul costume en quatre ans. Les manches du veston m’arrivaient entre le coude et le poignet. Les pantalons ne me descendaient à hauteur des chevilles que grâce à d’interminables bretelles. Mes souliers avaient été faits par mon père avec de la vieille garniture de fauteuil et des pneus d’automobile. Mais comme beaucoup étaient logés à la même enseigne, je m’en consolais comme je le pouvais en tournant la chose en rigolade.
La libération tant attendue ne m’apporta aucune libération intérieure. Ne trouvant pas d’autre débouché pour me sortir de moi-même, je m’enfermais dans une imagination débridée que je peuplais d’exploits qui, tous, se voulaient nobles et généreux. Je passais des heures à rêvasser de la sorte. C’étaient là les seuls moments où je tenais le beau rôle!

Bientôt j’ai senti que j’étouffais dans mon petit cercle. Il fallait donc l’agrandir en prenant le large et pour de bon.

RETROUVER TOUT CE QUI CONCERNE FERNAND LEGRAND SUR LE SITE INFO-BIBLE

http://www.info-bible.org/legrand/index.htm

LE ROUQUIN

Témoignage de Fernand Legrand  1/4

De l’or dans les cheveux
Non, quand je suis né, on n’a pas tiré vingt et un coups de canon ; je n’avais pas de sang bleu dans les veines, mais j’avais de l’or dans les cheveux. C’est pourquoi on m’appelait parfois le Rouquin. Mes parents étaient de petits commerçants dans une ville de province. Dès avant ma naissance, une cliente de mon père lui avait dit: « Monsieur, j’espère que votre enfant sera baptisé. S’il ne l’était pas, vous ne me compteriez plus au nombre de vos clients ». Mon père, qui n’avait de conviction profonde que celle de ses gros sous, s’empressa donc de me faire baptiser pour ne pas perdre une cliente, cliente que, soit dit en passant, il a perdue quand même. C’est de cette façon que le Rouquin que j’étais a débuté dans la vie.
C’est pour une raison commerciale que j’ai été baptisé et que je suis entré pour la première fois à l’église. Comme départ, ce n’était peut-être pas ce qu’il y avait de mieux. Mais je ne m’en suis pas moins bien porté, et, en grandissant, je ne suis devenu ni meilleur ni plus mauvais que mes petits camarades. Je ne me distinguais en rien des autres enfants si ce n’est par ma tignasse flamboyante et touffue qui me valait d’occasionnels quolibets. Je souffrais quand même un peu de ne pas avoir des cheveux comme tout le monde. Mais comme tout le monde, j’ai suivi le catéchisme, d’ailleurs sans grande conviction, et ce fut pour moi une aubaine d’apprendre qu’il était possible de se faire dispenser du cours de religion. Une demi-heure de cours en moins tous les jours, c’était là une occasion à ne pas manquer et je ne l’ai pas manquée. Cette demi-heure me plut tellement que j’ai fait de la propagande et gagné plusieurs autres enfants à l’idée de ne plus suivre le cours de religion. J’ai même été jusqu’à écrire à l’instituteur pour obtenir la dispense de l’un ou de l’autre élève à l’insu de leurs parents.
Entre-temps, ma mère avait été mise en contact avec un petit groupe de gens du village voisin qui se réunissaient pour lire la Bible. On les appelait des protestants.
Fi, le vilain nom! Et me voilà, moi, le petit Rouquin, entraîné, par une mère qui ne transigeait pas avec la discipline, à fréquenter les assemblées de ces gens qui osaient se singulariser et dont la vie était tellement austère et la morale tellement rigide (Tite 2.11-12). C’est là que j’ai fait connaissance avec un livre qui s’appelait la Bible, que je me gardais bien de lire, d’ailleurs! J’y ai appris aussi quelques airs de cantiques où chaque syllabe semblait si lourde qu’on la soulevait avec des « han » de débardeur… , on y entendait de longs et ennuyeux sermons. Ah! que la grande aiguille de l’horloge avançait lentement sur le cadran pour l’enfant qui n’écoutait pas! Les rouages devaient manquer d’huile, pour sûr!
L’amen final était, de tous les autres, celui que j’accueillais avec le plus de ferveur, une ferveur qui tenait plus du soulagement que de la piété. C’était le seul que je prononçais de tout mon cœur. Mais comme ces gens-là entendaient mettre leur croyance en pratique, j’eus tôt fait de les prendre en grippe et de haïr le chemin qui conduisait à leurs réunions. Je préférais de loin la religion facile de mes petits copains qu’on envoyait à la messe une heure le dimanche et qui étaient ensuite libres d’aller et d’agir à leur guise. De ce côté-là au moins il n’y avait pas de restrictions, ou si peu…
Aussi, le dimanche, quand l’heure arrivait d’être traîné au culte, de mystérieuses coliques—dont ma mère n’était pas dupe—me sillonnaient le ventre. Pendant quelques instants, je prétextais un mal imaginaire, dans le secret espoir de rester avec mon père qui, lui, ne s’intéressait qu’à ses sports.
C’est ainsi que je suis devenu un révolté et un farouche anti-protestant, bien que, dans le tréfonds de mon cœur je sois obligé de reconnaître la qualité de vie de ces gens-là. Et si je les haïssais, c’était précisément à cause de la qualité de leur vie.
L’obscurité qui était en moi ne pouvait pas supporter cette lumière (Jean 3.19).

Inquiétudes
Malgré mon jeune âge, j’avais déjà fait quelques expériences, et j’allais encore en faire d’autres.
J’avais pris la religion en aversion à cause de ses exigences mais je ne pouvais m’empêcher d’y réfléchir quelquefois, et cela bien malgré moi.
Un jour, j’ai entendu une dame dire à ma mère qu’un garçon de douze ans, le même âge que moi, s’était plaint de douleurs dans le ventre et que, malgré une intervention rapide des médecins, il était mort trois jours après. Comme j’avais mauvaise conscience, à partir de ce moment-là je me suis mis à trembler chaque fois qu’une petite colique venait me tordre les entrailles. Le spectre de la mort commençait à se lever dans ma vie et à prendre des formes angoissantes.
Une autre fois, ma mère m’a raconté l’histoire du mauvais roi Hérode qui, frappé par Dieu pour sa méchanceté, était mort rongé par les vers. Cette phrase s’incrusta dans ma pensée et n’en sortit plus jamais. Il n’en aurait pas été ainsi si j’avais eu bonne conscience devant Dieu, mais je n’avais pas fait la paix avec Lui et mon cœur restait agité.
Dans les années qui suivirent, au milieu de mes joies profanes, dans mon impiété et mes plaisirs mondains, une phrase me revenait sans cesse à l’esprit, me mettait mal à l’aise si ce n’est à la torture: « Hérode mourut rongé par les vers » (Actes 12.23). Et déjà les vers du remords commençaient à me ronger, me donnant un avant-goût salutaire de ce que pouvaient être les vers rongeurs de la géhenne.
A ce stade, des périodes d’angoisse alternaient avec des périodes d’insouciance propres à mon âge. Tout doucement, le sentiment de l’Eternité s’approchait de moi.
A l’école primaire, je m’étais lié d’amitié —une amitié qui dure encore aujourd’hui—avec un garçon un peu rondouillard. Et comme j’étais très longiligne, notre paire de nouveaux amis fut parfois surnommée: « Fil de Fer et Boule de Gomme ».
A nous deux nous représentions une scène de la Bible: les vaches maigres et les grasses.
A cette époque, comme aussi dans les années qui suivirent, une chose m’intriguait très fort, c’était de savoir comment ma mère et les gens qu’elle fréquentait parvenaient à se priver de tous les plaisirs que le monde offrait. Ils ne donnaient pas du tout l’impression d’en souffrir, au contraire. Mais d’où tiraient-ils la force d’envisager la vie et la mort avec une telle sérénité ? Quel était le secret de leur joie ? Moi, j’étais absolument incapable d’envisager la vie sans les attraits du monde; son clinquant, ses lampions, ses fêtes m’attiraient comme la flamme d’une bougie attire un papillon de nuit. J’enrageais intérieurement à la seule pensée de ne pas y puiser à pleines mains. De telles « privations » m‘étaient insupportables, rien que d’y penser. Eux, au contraire, n’avaient pas du tout l’air d’être privés de quoi que ce soit. Ils n’en avaient tout simplement pas besoin. Et c’était à cause de ça que je les détestais; à cause de cela aussi que, secrètement dans le fond de mon cœur, je les enviais. Eux, me disais-je, ont quelque chose que toi tu n’as pas.
Comme ce genre de vie m’était à la fois détestable et désirable, j’essayais de soulager ma conscience en me disant que ces gens-là  » grésillaient du trolley  » et qu’ils étaient atteints de déviation mystique. Je croyais ainsi classer la chose et lui mettre un point final. Ça ne devait être qu’un point… à la ligne!
RETROUVER TOUT CE QUI CONCERNE FERNAND LEGRAND SUR LE SITE INFO-BIBLE

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑